Yussuf Jerusalem au Salon le jeudi 29 novembre

C'ETAIT TROP BIEN ok j'en reviens et j'en trépigne encore de joie et de bonheur mais vraiment, voir ces 3 chérubins en concert, c'est le love ultime. Tout le monde le dit. Gonzai, Brain Magazine, TOUT LE MONDE, et spécialement moi. Je les avais déjà vu plusieurs fois en concert, DONT LA. Mais donc, je vous raconte tout.

Art par Elzo Durt, qui fait d'ailleurs des trucs plutôt cools

Tout commence le lundi après midi. J'ai contrôle de droit administratif le lendemain et tente de réviser gentiment dans mon salon (sans y arriver, bien sur), quand SOUDAIN (suspense) j'apprend que le concert des Kumari que je voulais absolument voir vendredi est ANNULE. Pleurs sanglots, tout ce que vous voudrez, je suis inconsolable et ne réussit qu'à déchirer de tristesses mes fiches de droit administratif, ce qui bien sur ne règle rien.
Je décide donc de geeker en pleurant, quand SOUDAIN (suspense à nouveau, ma vie est en effet trépidante à souhaite, je sais que vous m'enviez) QUE VOIS JE ? Les Yussuf Jerusalem qui jouent au Salon (atelier galerie du 18ème) le jeudi soir, GRATUITEMENT (OUI MON DECOUVERT EST SAIN ET SAUF !). Joie chants indiens, tout ça. J'appelle mon ami Baptiste et je note dans mon agenda : 18H au salon jeudi.

Jeudi, donc, je sors de cours et fonce au Salon (enfin foncer, c'est sans compter les intempéries de notre très chère RATP bien sur, qui m'a coincé une bonne 1/2h...) retrouver tout ce joli monde. J'arrive donc. Devant. En retard donc. Devant. Et là : "désolé mais problème d'ampli de basse, on ne jouera que vers 19h30/20h". OK je ne louperais rien.
On se pose dans un petit bar du coin, on boit gentiment quelque bière, on mange du fromage et du pain (franchement, pure moment pré concert), tout en faisant connaissance (oui je ne connaissais que Baptiste) en se rendant compte que Paris est tout petit, puisqu'a été usé les "MAIS JE LA CONNAIS AUSSI C'EST DINGUE" bref (on s'en fout), on finit par se re diriger avec entrain vers la rue Ramey. Tout va mieux, le concert va bientôt débuter.
Les quelques mètres carrés (et quand je dis quelques, je ne rigole pas. Imaginez vous une GRANDE chambre de bonne et vous y êtes) se remplissent peu à peu (très vite en réalité), et la moitié des gens restent quasiment dehors. La porte est ouverte, tout le monde se connait, les gens se sourient et blaguent ensemble sans se connaitre, l'ambiance est carrément cool.

Le groupe se met enfin à jouer. Et là, extase suprême. Problèmes d'ampli répétitifs cependant, avec excuses en riant de la part des membres du groupe accompagné de blagues du "public" qui les interpellent familièrement, ampli de guitare qui ne marche plus, les gens imitent les guitares en beuglant,  femme vénère étrange qui entre et gueule en criant que des enfants dorment (oui, mais il est 20h15 madame, laissez nous s'il vous plait), le groupe recommence de plus belle et nous, on est encore plus chaud, on a juste envie de crier encore plus fort, bref que d'obstacles qui ne font que renforcer l'ambiance tellement cool du petit set de ce groupe si sympathique.
Il est finalement 21h, les voisins râlent, il faut bien que le set se finisse. "On est fatigué allez une dernière en cassdédi aux punks !" crie le chanteur avant d'entamer sa chanson finale !

Les gens sortent en masse du minuscule espace, fument leur clope, et bougent en majorité à La Machine pour la soirée qui suit (Le set étant son "warm up"), soit la soirée Vice UNITED PUNKS. Gratuite. Malheureusement, je ne pourrais rien vous dire sur celle là, j'ai du rentrer en trainant des pieds chez moi, cours de finances publiques à 8h oblige (et pourtant, les gens sont tellement sympa là bas, que des gens que je ne connaissais pas me faisaient même "mais allez, une bière ! 8h t'es large ! On t'accompagne en amphi demain !").

Bref, je ne vous fait pas de dessin. Les Yussuf Jerusalem au Salon, c'était COMME CA (POUCE LEVE).