Sale & Sauvage @Mains d'Oeuvres, 27/10/12



Il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai poussé mon petit coup de gueule mensuel. Cette fois ci, il portait sur le ras le bol résultant d'une année de loupage intensif de concerts garage, seuls concerts qui me font aimer la vie, la musique, la musique, le garage.
C'est comme ça qu'Olivia a accepté de m'accompagner au prochain concert garage en vu. Et c'est comme ça que je suis tombée sur l'évènement de cette soirée de dingue, "Sale et Sauvage", évènement réunissant près de mes 10 groupes garages préférés. Programmation de malade, performances, sérigraphies et tatouages possibles, tout y était, je ne pouvais pas rater ça.

Après avoir galéré à St Ouen, on s'est donc retrouvé, Olivia et moi, devant ce bâtiment gigantesque aux multiples salles. Après s'être un peu pinté au restolove (drôle), c'est en bas que nous avons retrouvé les Yussuf Jerusalem qui débutait leur set dans la salle salle, non loin du barwild. Tout de suite reconnus aux sons claires des guitares et à leur dégaine, le trio nous offre l'entrain du début de soirée.
Partis un peu vite sans grands discours (pas plus mal peut être), nous émergeons de la petite salle pour tomber sur Rikkha dans la grande salle sauvage. Groupe que je ne connaissais pas spécialement, ce quatuor composé d'un guitariste excentrique, un batteur enragé, une bassiste plus discrète, et surtout d'une chanteuse habillée résille/corset, qui se prélasse sur la scène et érotise tout le public à coups de cris et de miaulements rauques, c'est avec plaisir partagé que j'ai assisté au set. La musique restant très moyenne, le show que ces 4 comédiens nous donne est semblable au nom de la scène occupée par les yussuf jerusalem quelques minutes auparavant : sale. Je n'ai pas encore déterminé si l'on peut qualifier de mauvais gout ce qu'il m'était alors donné à voir, ni pourquoi et qui les avait convié à cette soirée plutôt sympa, mais je ne crache pas dessus. Chacun son style.

J'ai pu croiser également les K-Holes, découverte du moment : en d'autres termes, j'ai grave kiffé. Gonzai les a qualifié de groupe "punk incendiaire", petite attribution qui leur va comme un gant, ils ont même eu droit à un rappel et on franchement donné sur scène.  Performance assez folle.
(D'ailleurs, petite info hype qu'ils n'ont pas mis dans leur biographie : un des membres des K-Holes était avant membre des Black Lips. Argument).

Après quelques clopes et les Limananas en dèche de guitare accoustique, les Jack Of Heart ont soulevés les foules. Vers 00h enfin, les Wall Of Death viennent occuper la salle salle. Remplie à blocs, le concert commence : les notes du synthé rappelant l'orgue nous plonge dans un silence religieux. Lentement, la guitare teintée d'acide rejoint le mouvement, et tous deux s'accordent d'une voix. Cette montée céleste se finit violemment et le vacarme ancestrale prend place. Une voix fantomatique s'élève alors, et tout s'harmonise. Je n'ai rien à redire, tout y était.

La grosse déception c'est surement celle d'avoir raté les Movie Star Junkies, groupe vraiment très cool, mais que j'irais voir un jour ou l'autre, histoire de me consoler. Les Magnetix ont apparemment joué et été apprécié, aussi raté.

Je vous donne un petit aperçu de la programmation, et pas moyen, je m'en retourne au wall of death vendredi.